mercredi 5 août 2009

La route de l Azerbaijan

Nous avons traverse le pays d ouest en est, vers la mer Caspienne... C est en fait une ligne plus ou moins droite et une route plus ou moins plate... avec beaucoup de vent.
On pourrait facilement traverser le pays sans rencontrer de village mis a part les deux plus grandes villes du pays que sont Ganja et Baku. De temps en temps, on croise des nouvelles maisons. Pendant ces 10 jours de traversee, nous cotoierons les salon de cay et les restos routes. Nous nous ferons offrir plusieurs repas et cay... Au debut, il y a de belles collines recouvertes d herbe rousse, des vignobles (et ben oui! Ils produisent et boivent du vin.), ensuite des marais (et plein de moustiques!), la grande ville de Ganja, puis le quasi desert, une chaine de montagnes au nord qui nous suit depuis le debut mais qu il va falloir grimper (ha enfin un peu de montee!), les usines de petrole et enfin, la mer et les plates forme-petrolieres.


Et enfin Baku!

Trajet de Georgie



Le 27 juillet, le compteur affichait 4.129 km au total, au passage de la frontiere Azeri.

La journee d anniversaire d Ariane, en Georgie

He oui, tout comme ma grand-mere (coucou Mouchka! Re-bon annif!!) j ai vieilli d un an le 19juillet! Reveil en pleine nature (en camping sauvage pres d une reserve). Tof m a offert un super bouquet de fleur fait par lui-meme...


Petit dej, lecture (un peu de glande quoi!), diner dans un petit resto et ensuite, plus trop moyen de bouger a cause du soleil et du resto. Heureusement, rencontre de Davit qui nous invite dans sa famille apres une petite baignade dans la riviere. La soiree se passera en famille, sans alcool (haaa... le pied! Pas de toast infinis!) et avec un bon repas. Super bonne nuit!... parmis les loques. Je me sentais comme dans ma chambre (petit clin d oeil aux parents ;-))!


Le lendemain matin, j ai appris a faire des 'tchoutchrela'; noix enrobees de jus de raison a la farine.

J ai recu en cadeau une robe et une blouse que j ai pu choisir parmis les tonnes de vetements qui remplissaient toutes les pieces de la maison. Le pied de fouiller la dedans! En fait, a defaut de magasin, ils entreposent et vendent des vetements de seconde-main chez eux.



10 jours en Azerbaidjan

Apres 2 mois en Turquie et 2 autres en Georgie-Armenie, notre traversee expresse de l'Azerbaidjan constitue une experience bien differente.
La route d'abord. 10 jours, des pointes a 95 km/jour, pas une colline. Pas le temps de s'ennuyer : on passe la matinee a reperer un metre carre d'ombre pour la pause midi et on s'amuse a compter les cadavres de chiens dans l'apres-midi.
Les rencontres ensuite. Contrairement a notre habitude, ns n'avons pas loge chez l'habitant mais dans des stations essence, des restos ou des cayeries. La vie d'une famille azerie demeure donc inconnue, ce qui n'aura pas empeche de belles rencontres d'un soir et de bons repas offerts. Je ne connais pas l'Az profond mais l'apercu que j'en ai est original (cmt serait percue la Belgique a travers le regard des pompistes et cuisiniers?)
Le pays enfin. Une surprise. Pas du tout une Turquie en miniature comme je le pensais mais bien une ancienne republique sovietique qui prefigure l'Asie centrale. Plus proche de la Georgie que de la Turquie, meme si l'on y boit moins (miracle, ils ne remplissent pas le verre qd on refuse). Est-on vraiment en pays musulman? Mosquees remplies juste comme il faut (5 fideles dans une petite ville), appel du muezzin rarissime et voiles tres peu nombreux (les filles sont meme franchement sexy a Bakou). Le pays le moins bigot traverse jusqu'a present. Par contre, le culte de la personnalite du president et de son predecesseur de pere est bien present. Pas un village sans son portrait geant.
L'Az, c'est ca:

Ns sommes a Bakou, une ville etrange. Belle, aeree (nbreux pars et fontaines), melange de vieux batiments et d'architecture moderne. Mais aussi bordelique, stressante pour les cyclistes et puant les petrodollars.
Notre bateau pour le Kazakhstan part demain. A moins qu'on nous dise 'demain' demain, comme hier. Si j'ai bien compris, le ferry attend un train de marchandises egare dans la plaine pour larguer les amarres.. Ou il est lui-meme perdu en mer caspienne, ce n'est pas clair. Rien n'est clair avec cette chaleur. Bref, on va poser la tente dans le port et etre patient.




Passage de frontiere



le 27 juillet



Nous avons facilement passe la frontiere Azerie mais il a tout de meme fallu que le douanier constate que nous avions fait un petit sejour en Armenie... Ils nous ont tout de meme ouvert les barrieres avec un grand sourire.


J' imaginais les gens pas sympas, pas accueillants et nous voulions passer au plus vite ce pays qui nous a tellement fait patienter pour l obtention du visa. On pensait meme prendre le train et filler a la capitale. On a vite change d avis et on a tout traverse a velo.

Histoire de velo

Apres 5 mois:


* j ai (c est Ariane qui ecrit!) compris que je devais devisser un petit machin de la pipette de mon pneu pour pouvoir gonfler ma roue. En effet, j avais beaucoup de mal a pomper!!

* Sebastian m a gonfle correctement mes pneux (on pensait qu ils devaient etre un peu mous!) si bien que j ai l impression d avancer vraiment plus vite.

* je me suis enfin decidee a avancer ma selle (j y pense depuis Chypre... mais que le temps passe vite!) et j ai beaucoup plus facile a pedaler. Je comprends maintenant pourquoi j avais souvent mal a mon genoux et ma cuisse gauche!

* apres avoir plus ou moins repare l attache cassee de mon garde-boue, j ai compris que les gardes-boues ne servaient a rien pour ce type de voyage sauf a garder la boue coincee et a me casser la tete. En effet, quand il pleut, la boue coince mes roues et quand il fait beau, ben j en ai pas besoin! Je m en suis donc detache sur la route...

* j ai casse un rayon! J en ai donc profite pour faire un petit check up a Baku.


J ai finalement casse une piece importante du pedalier mais heureusement, notre ami Sebastian en avait une de rechange...

Il etait temps de la changer...

On n oubliera pas!

Encore quelques dernieres petites photos de nos derniers moments passes a Tbilisi, en excellente et inoubliable compagnie...




Si ce n etait pas sous ses vignes, nous logions dans sa belle petite cuisine... et nous nous faisions devorer par ses moustiques...





Nous passions de belles soirees... parfois a trois, a quatre...





Didi madloba Sebastian!